Mgr Philippe Desranleau 1941-1952

Mgr Philippe Desranleau 1941-1952
Portrait de Mgr Philippe Desranleau
Mgr Philippe Desranleau 1941-1952
Peinture du portrait de Mgr Desranleau photographiée par Denis Beaulieu
Mgr Philippe Desranleau 1941-1952
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Mgr Philippe Desranleau 1941-1952
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Mgr Philippe Desranleau 1941-1952
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Mgr Philippe Desranleau 1941-1952
Mgr Philippe Desranleau

Le quatrième évêque et le premier archevêque |

Le quatrième évêque et le premier archevêque, Mgr Philippe Desranleau 1941-1952

Notice biographique :

Né à Saint-Sébastien (comté d'Iberville), le 3 avril 1882, il fut ordonné prêtre le 26 juillet 1909, dans l'église Notre-Dame-du-Rosaire de Saint-Hyacinthe, par Mgr Alexis-Xyste Bernard. D'abord professeur au Séminaire de Saint-Hyacinthe (1909-1911), il fut vicaire à la cathédrale du même endroit (1911-1912). Aux études à Rome (1912-1915), il obtint deux doctorats : en philosophie et en droit canonique. Il fut également docteur de l'Angélique à Rome. À son retour, il fut vicaire à la cathédrale de Saint-Hyacinthe (1915); puis chancelier du diocèse et secrétaire de l'évêque de Saint-Hyacinthe (1915-1931); enfin, aumônier des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe (1915-1921). Chanoine titulaire (1924), il reçut la dignité de protonotaire apostolique (1928). Il accède à la cure de la cathédrale de Saint-Hyacinthe en 1926. Vicaire général du diocèse de Saint-Hyacinthe entre 1926 et 1931, il devint, par la suite, curé de Saint-Pierre de Sorel (1931-1938).

Élu évêque coadjuteur (avec future succession) et administrateur du diocèse de Sherbrooke, le 13 décembre 1937, il fut ordonné évêque de Sala et coadjuteur de Sherbrooke, le 24 février 1938, dans la Cathédrale de Sherbrooke, par le Cardinal Rodrigue Villeneuve, o.m.i. Il deviendra, dix ans plus tard, le premier archevêque de l'Archidiocèse de Sherbrooke. Quatrième évêque de Sherbrooke, le 13 février 1941, il convoqua, dès cette année-là, le premier synode diocésain. À son crédit, on note la fondation du Grand Séminaire de Sherbrooke (1939), de l'école d'agriculture Noé-Ponton (1946), de l'école supérieure et de génie (1949), à Sherbrooke (cours supérieur et universitaire). Cette école fut l'embryon de la future Université de Sherbrooke (1954). Il invita plusieurs communautés religieuses de pères, de frères et de soeurs à oeuvrer dans le diocèse : dans le domaine paroissial, scolaire, social, hospitalier et culturel. Il réorganisa le sanctuaire du Sacré-Coeur à Beauvoir près de Sherbrooke (1948). Il fut un promoteur de la cause féminine en Estrie, en établissant, à Sherbrooke, une école normale (1942) et un collège classique (1944) pour les filles. Il fonda le Séminaire Saint-Joseph de Sherbrooke (1950). Il acquiesça à la fondation de la Société de réhabilitation (1943) pour résoudre le problème des enfants déficients mentaux. Dans les débuts de son épiscopat, il présida une Commission épiscopale sur l'enseignement religieux dans les écoles primaires du Québec, qui aboutit à la réforme du catéchisme catholique à la grandeur de la province. Il fut un défenseur intrépide des ouvriers; rappelons-nous seulement la grève de l'amiante, à Asbestos (1949). Il donna également une forte poussée à l'action catholique spécialisée.

Le 2 mars 1951, Rome implanta une nouvelle province ecclésiastique, à Sherbrooke; Mgr Desranleau fut nommé le premier archevêque de Sherbrooke. Il fut intronisé dans ses nouvelles fonctions, le 10 mai 1951. Cette année-là, il autorisa l'agrandissement du Séminaire de Sherbrooke. Le 30 août 1951, il fut victime d'un accident de la route à Saint-Eustache. Le 11 février 1952, il signa, de son lit d'hôpital, le document d'ouverture de la cause de béatification de Mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice des Petites Soeurs de la Sainte-Famille. Durant son épiscopat, il fonda 33 paroisses dans le diocèse. Le 22 mai 1952, il recevait le pallium des mains de Mgr Georges Cabana, son coadjuteur. Il mourut subitement à Sherbrooke, le 28 mai 1952. Il fut inhumé dans la crypte de la basilique cathédrale de Sherbrooke.

Devise : Christo et Petro ce qui signifie Pour le Christ et pour Pierre.

Armes : Parti :  de gueules à une croix latine d’or; et de sable à deux clefs accolées, la première d’or, la seconde d’argent; au chef d’azur, à la colombe de l’arche d’argent tenant en son bec un rameau d’olivier de sinople, ce qui est de Couillard-Hébert, dont l’évêque descend en droite ligne. Source : Armorial des évêques du Canada page 162.