Mgr Georges Cabana 1952-1968

Mgr Georges Cabana 1952-1968
Mgr Georges Cabana
Mgr Georges Cabana 1952-1968
Peinture de Mgr Georges Cabana photographiée par Denis Beaulieu
Mgr Georges Cabana 1952-1968
APA401.004
Mgr Georges Cabana 1952-1968
APA401.002
Mgr Georges Cabana 1952-1968
APA401.001

Le cinquième évêque et le deuxième archevêque |

Le cinquième évêque et le deuxième archevêque, Mgr Georges Cabana 1952-1968

Notice biographique :

Né à Notre-Dame de Granby, le 23 octobre 1894, Georges Cabana est le quatrième d'une famille de 18 enfants. Après son cours classique aux séminaires de Sherbrooke et de Saint-Hyacinthe, il entreprend ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal. Il est le premier prêtre ordonné à Granby, le 28 juillet 1918, par Mgr Hermann Brunault, évêque de Nicolet. De 1917 à 1921, il occupe la fonction de maître de discipline et de professeur au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Par la suite, on le retrouve pour une période de dix ans au Grand Séminaire de Toronto où il enseigne le français et la liturgie. Mgr Decelles le rappelle à Saint-Hyacinthe en 1931 pour combler différentes fonctions : professeur au petit séminaire, vicaire de Mgr Philippe Desranleau à Saint-Pierre de Sorel, aumônier à l'hôpital Saint-Charles, directeur spirituel et professeur de théologie et de liturgie au nouveau Grand Séminaire de Saint-Hyacinthe en 1935. Élu archevêque titulaire d'Anchialo en 1941, il devient coadjuteur administrateur avec droit de succession à Saint-Boniface au Manitoba. Après avoir occupé cette fonction pendant près de onze ans, Mgr Cabana est promu archevêque coadjuteur de Sherbrooke le 29 janvier 1952 aux côtés de Mgr Desranleau. Au décès de ce dernier, le 28 mai 1952, Mgr Cabana devient le cinquième évêque et le deuxième archevêque de Sherbrooke.

Dès le début de son épiscopat, il présida à la Campagne de la Juste Part en faveur des Petit et Grand Séminaires (1953); il travailla à la fondation de l’Université de Sherbrooke qui fut annoncée le 23 février 1954; il fit agrandir le Grand Séminaire des Saints-Apôtres (1954); il mit en branle la croisade du chapelet à l’occasion de l’Année mariale (1954); il vit au parachèvement de la cathédrale (1956-1957); il fonda une mission diocésaine au Brésil (1957); il organisa un congrès eucharistique diocésain (1959); il consacra la cathédrale les 23 et 24 juin 1959; il obtint un décret de Rome pour ériger la cathédrale en basilique mineure (1959); il introduisit à Rome la cause de béatification de Mère Marie-Léonie Paradis (1966); il fit construire le Pavillon Mgr-Racine pour les prêtres à la retraite (1967-1968); il présida le deuxième synode du diocèse (1962); il participa aux quatre sessions du Concile Vatican II (1962-1965). Il devint le premier Grand Chancelier de l’Université de Sherbrooke (1954-1968); il obtint l’érection d’une Faculté de théologie à l’Université en 1964; il fut aumônier d’État des Chevaliers de Colomb (1953-1966). Il favorisa l’implantation de cinq externats classiques : à Lac-Mégantic (1952), à Magog (1953), à Coaticook (1953), à Asbestos (1956) et à Windsor (1960).

Mgr Cabana favorisa la venue dans le diocèse de nombreuses communautés religieuses féminines. Il accueillit plusieurs communautés religieuses d’hommes. Durant son épiscopat, Mgr Cabana fonda treize paroisses. À la suite du Concile Vatican II, il favorisa le renouveau catéchétique et liturgique; il donna un essor au mouvement œcuménique; il forma le Conseil presbytéral et le Conseil diocésain de pastorale; il fut attentif aux techniques de diffusion et aux médias d’information; il encouragea les mouvements de couples et de familles. Après son départ en mai 1968, il se retira chez les Sœurs du Bon-Pasteur à Montréal. De retour à Sherbrooke en 1976, il réside au Pavillon Mgr-Racine et décède à l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke le 6 février 1986. Il est inhumé dans la crypte de la cathédrale.

Devise : Ut unum sint ce qui signifie Afin qu’ils soient un.

Armes : Parti, de gueules à une étoile rayonnante d’argent, et d’azur à une gerbe de blé d’or en pal; au chef d’or chargé du Chrismon de geules. Source : Armorial des évêques du Canada, premier supplément 1948, page 21